Vous avez ou allez recevoir très prochainement le numéro de mars du Clamart Infos. C’est l’occasion pour moi de revenir sur les tribunes libres qui sont un espace “théoriquement” réservé à l’expression des élus d’opposition. C’est d’ailleurs le seul - petit - espace où les groupes politiques de l’opposition représentés au Conseil municipal peuvent s’exprimer dans le magazine de la ville.
Pourtant le Maire et sa majorité ne le conçoivent pas comme tel puisque les groupes de la majorité publient aussi leurs tribunes minimisant ainsi l’espace disponible pour l’opposition. Cette même majorité s’octroie également un droit de réponse immédiat sur les tribunes publiées par les élus d’opposition, droit unilatéral puisqu’il ne s’applique pas à l’opposition. Tout ceci est bien évidemment contraire aux règles démocratiques et j’ai souvent dénoncé ces pratiques au Conseil municipal.
J’ai notamment demandé très récemment que ce soit mis en place un groupe de travail qui réfléchirait à la mise en place de vrais droits pour l’opposition en matière de communication et d’expression. Le Maire et sa majorité ont rejeté unanimement cette proposition, ce qui prouve la conception qu’ils ont de la démocratie. Un élu du groupe communiste s’est même permis de dire que je n’étais pas un vrai démocrate. Un comble !
Pourtant la justice s’est plusieurs fois prononcée sur ce sujet et notamment à Montpellier où le tribunal administratif a jugé que la municipalité devait réserver l’espace d’expression des élus dans le journal municipal à la seule opposition.
La page “tribune politique” était occupée à moitié par la majorité, à moitié par l’opposition. Le tribunal a motivé son jugement par les “dispositions législatives ” (art. L.2121-27-1 du Code général des collectivités territoriales) et par “les travaux parlementaires qui ont précédé leur adoption”.
L’opposition doit-elle une nouvelle fois avoir recours à un tribunal pour que ses droits soient respectés par le Maire et sa majorité ?
La fédération des Hauts-de-Seine du Parti Radical, son Président, Bernard Gahnassia et son Secrétaire Général, Stéphane Gérard m’ont confié la direction du Comité local de Clamart. C’est avec joie que j’ai accepté cette mission et je les remercie de leur confiance.
Mon ambition est de redonner une voix à tous ceux qui se sentent orphelins d’un vrai parti centriste clamartois, à tous ceux qui, dans l’opposition à la politique du maire actuel, pensent qu’il existe une autre voie plus respectueuse des valeurs humanistes et sociales.
Un Parti Radical indépendant est nécessaire à Clamart. Clamart est une ville tolérante et progressiste où les valeurs démocrates et sociales ont toujours prédominé. Je veux faire de la section du Parti Radical de Clamart un pôle de rassemblement du Centre qui soit suffisamment fort et structuré pour qu’enfin les Radicaux décident seuls sans qu’on ne leur dicte une marche à suivre. Il nous reste beaucoup de travail à accomplir pour préparer l’alternance dans notre ville et j’estimerai avoir réussi ma mission lorsqu’en 2014, le Parti Radical décidera d’avoir ou non un candidat à l’élection municipale à Clamart.
Le vote du budget 2010 lors de la dernière séance du Conseil municipal a modifié le paysage politique clamartois issu des élections de 2008. Il semble clair aujourd’hui que le Modem de Clamart n’est plus vraiment opposé à la politique du maire. Dont acte. J’appelle donc aujourd’hui tous ceux qui veulent agir pour changer, tous ceux qui pensent qu’il est nécessaire d’avoir un pôle centriste indépendant et opposé à la politique de la majorité municipale à nous rejoindre.
Depuis le début de cette mandature, je me suis efforcé de répondre aux attentes des Clamartois, de relayer leur parole et leurs inquiétudes au Conseil municipal. Mon combat auprès des habitants menacés d’expropriations par le maire mais aussi auprès des riverains de l’allée de Chevreuse qui dénoncent le manque de concertation et de dialogue de la mairie en témoignent. J’ai critiqué et dénoncé la politique du Maire lorsqu’elle ne servait pas les intérêts de tous les Clamartois sans jamais me réfugier dans une opposition de posture dictée par des états-majors de partis. Contrairement à d’autres, je ne suis pas un homme d’appareil. Je ne suis redevable qu’aux Clamartois. Vous m’avez donné un mandat. Je suis à votre écoute et je le resterai.
Jean-Louis Borloo, Président du Parti Radical, sera absent du séminaire gouvernemental sur l’identité nationale. Le Ministre de l’environnement a souvent insisté, depuis le lancement de ce débat, sur la nécessité d’avoir une République du respect de l’autre. Du respect de l’homme et de son environnement.
Il sera donc absent pour cause de déplacement à l’étranger. Ainsi, Il ne pourra pas dire s’il regrette, lui aussi, un débat droitier et sans rigueur…
Je reviens rapidement sur l’affaire qui m’avait opposé à Monsieur Etelbert, le directeur de l’urbanisme de la ville. Ce dernier n’avait rien trouvé de mieux à faire que de déranger sans fondement la justice de notre pays en m’attaquant en référé parce que je l’avais soit disant diffamé dans un article de ce blog. Le tribunal l’avait condamné à me verser 2.000 euros au titre de l’article 700 du Code de procédure civile. A ma grande surprise, mon avocat m’a confié que cette somme avait été réglée par la commune de Clamart !
C’est une honte ! Voilà qui illustre les méthodes de notre Maire. On connaissait le maire qui exproprie pour bétonner la ville, voilà maintenant le maire qui traîne sans raison devant les tribunaux les opposants à sa politique et gaspille en frais de justice les deniers de la ville, c’est-à-dire votre argent !
Après avoir hésité à continuer son bras de fer avec les habitants, le Préfet, les élus d’opposition, et les associations, le Maire a finalement reculé et a décidé d’abandonner les procédures de Déclaration d’Utilité Publique des périmètres “rue des Monts” et “rue de Verdun”.
Malgré les avis défavorables des Commissaires-enquêteurs, le Maire avait, dans un premier temps, inscrit à l’ordre du jour du prochain Conseil municipal la poursuite de l’opération et de la procédure pour la rue des Monts et la relance d’une DUP pour la rue de Verdun, mais il semblerait que notre bataille et nos arguments aient fissuré sa majorité sur ce sujet. De nombreux élus de la majorité municipale semblent s’être enfin réveillés et ne comprenaient pas l’acharnement du Maire.
C’est bien évidemment une satisfaction pour tous ceux qui se sont mobilisés et en premier lieu les habitants de ces quartiers et les associations “Radical! Essentiellement Clamartois” et “Vivre à Clamart“.
Mais est-ce l’épilogue de cette affaire? Rien n’est moins sûr et il faudra rester vigilant pour obliger le Maire à plus de concertation et aucune expropriation la prochaine fois.